Présentation
N'hésitez pas à le consulter régulièrement pour être bien informés.
Pour nous contacter :
sauver.emily.bronte@gmail.com
PÉTITION
CONTRE LA SUPPRESSION DE TROIS POSTES D’ENSEIGNANTS
PRÉVUE A LA RENTRÉE PROCHAINE POUR LE LYCÉE E. BRONTË.
À l’initiative des représentants des personnels d’enseignement CGT / SNEP-FSU / SNES-FSU / non syndiqués, conseiller principal d’éducation, représentants des personnels d’éducation et de surveillance, représentants des élèves et représentants FCPE et UNAAPE des parents d’élève au conseil d’administration du lycée Emily Brontë de Lognes.
Les services du Rectorat ont prévu la suppression des trois postes suivants :
LETTRES MODERNES,
HISTOIRE-GEOGRAPHIE,
EDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE.
NOUS CONTESTONS UNE POLITIQUE INJUSTIFIÉE
DE RÉDUCTION DES EFFECTIFS ENSEIGNANTS.
• Ces suppressions s’expliquent-elles par le passage, voulu par le Rectorat, de deux premières STL de 24 élèves chacune à une classe unique de 35 élèves, en dépit de la demande et du taux de réussite au baccalauréat de la section ?
• Comment peut-on supprimer un poste de lettres modernes, qui représente 15 heures de cours hebdomadaires, alors que la classe potentiellement supprimée ne représente que 3 heures par semaine dans cette matière ?
• Comment peut-on supprimer un poste d’histoire-géographie, qui représente 18 heures de cours, alors que la classe potentiellement supprimée ne représente que 2 heures de cours par semaine ?
• Comment peut-on supprimer un poste en éducation physique et sportive, qui représente 20 heures hebdomadaires, alors que la classe potentiellement supprimée ne représente que 2 heures de cours par semaine ?
NOUS DÉNONÇONS UNE GESTION PUREMENT COMPTABLE
DE L’ÉDUCATION NATIONALE.
• Il paraît évident que la future structure pédagogique du lycée n’explique pas la suppression des trois postes.
• Le nombre d'élèves non plus : les effectifs scolarisés en troisième dans les collèges dont dépend notre lycée annoncent une hausse des effectifs. Il sera peut-être nécessaire d'ouvrir une classe de seconde supplémentaire.
• Les postes disparaissent donc, mais les heures d’enseignement devront être impérativement dispensées.
• L’administration applique une politique comptable : supprimer des postes de professeurs titulaires et professionnels, pour les remplacer par des personnels vacataires, nommés tardivement, n’ayant bénéficié d’aucune formation pédagogique et rémunérés plus faiblement que des enseignants recrutés sur concours.
LORS DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DU 26 MARS,
NOUS VOTERONS EN FAVEUR DU MAINTIEN DES POSTES.
• Le conseil d’administration statue sur les créations, maintiens et suppressions des postes d’enseignant dans un lycée.
• Nous voterons contre le projet de l’administration prévoyant la disparition des trois postes.
• Nous proposerons et soumettrons au vote un contre-projet prévoyant le maintien de ces trois emplois.
POUR SAUVER CES POSTES,
NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN !
• Notre démarche sera d’autant plus efficace et entendue qu’elle incarnera une forte mobilisation des parents d’élèves.
• En signant cette pétition, vous vous opposez à une politique purement budgétaire et comptable de l’Éducation Nationale, préjudiciable à la réussite de vos enfants.
• En signant cette pétition, vous défendez un enseignement de qualité dispensé par des professionnels.
Je, soussigné (e), parent d’élève de la classe de ………………….
déclare soutenir l’initiative des représentants des personnels d’enseignement, conseiller principal d’éducation, représentants des personnels d’éducation et de surveillance, représentants des élèves et représentants des parents d’élève au conseil d’administration du lycée Emily Brontë de Lognes
contre la suppression programmée des trois postes d’enseignants..
NOM DATE ET SIGNATURE.
À DEPOSER dans le CASIER SYNDICAL des personnels d’enseignement et d’éducation
en SALLE DES PROFESSEURS
Qu’est-ce qu’une Éducation « rentable » ?
Voici la seconde partie de notre analyse sur les suppressions de postes dans l’enseignement secondaire.
Le premier chapitre émet une hypothèse sur la réforme « éducative » du gouvernement : moins dépenser pour réduire les coûts plutôt que « mieux dépenser pour mieux éduquer ».
Etudions maintenant les éléments de cette stratégie budgétaire avec les critères et le vocabulaire propres à celui d’une entreprise privée.
Une réduction notable des effectifs : 1 poste supprimé toutes les 2 heures !
Depuis 2003 :
- 18 662 : entre 2003 et 2007 (selon un rapport sénatorial http://www.senat.fr/rap/l07-091-313/l07-091-313_mono.html).
- 8 830 : pour la seule rentrée 2008.
Le constat est simple : un emploi de professeur supprimé toutes les deux heures depuis 2003 !
De 2009 à 2012, le rythme s’accélère avec 80 000 postes en moins pour tous les niveaux scolaires.
Un plan global de restructuration.
Les autorités adaptent « l’offre » éducative à la force réduite de travail.
Voici les principales mesures d’ajustement :
- L’optimisation des « stocks » : des classes à 35/36 élèves.
- Le retrait des « produits à faible marge » (langues anciennes et rares) et leur « externalisation » vers le secteur marchand.
- La concentration des « filiales » (groupes communs en série littéraire et économique malgré un programme différent).
- La fermeture de « sites » (disparition envisagée de collèges et de lycées, comme celui de Lognes en Seine-et-Marne ?).
Cette « rationalisation des moyens », selon la terminologie ministérielle, doit dégager des marges pour financer les heures supplémentaires qui compenseraient la perte de 3
500 emplois.
Question : cette stratégie économique est-elle profitable aux usagers et aux professionnels de l’Education ?
Les heures supplémentaires : une aberration économique.
1er illogisme : les enseignants gagneront plus pour travailler mal.
Explication : la perte des emplois d’enseignants est disproportionnée au regard de la diminution de la population
scolarisée. Les classes surchargées augmenteront mécaniquement et le message sera compréhensible par de moins en moins d’élèves.
Conséquence : la « productivité » (nombre d’élèves ayant progressé par professeur) baissera.
2ème illogisme : les enseignants gagneront plus pour apprendre moins.
Explication : dans sa Lettre aux Éducateurs, le Président promet : « il y’aura moins
d’heures de cours » (pp.29-30). La pertinence des programmes allégés est discutable. Dans une conjoncture de compétition, une solide culture générale favorise l’adaptation.
Conséquence : le « rendement » (volume de connaissances diffusées par classe) baissera.
Il est donc clair que le « faire mieux en dépensant moins » est un mythe.
Question : réduire les dépenses d’éducation est-il le signe d’une gestion saine ?
Les investissements d’aujourd’hui sont les profits de demain.
L’importance des dépenses qu’un pays accorde au secteur éducatif est l’indice d’une économie avancée. Si l’on adopte ce critère, la France perd progressivement son
statut de pays développé.
En effet, selon des statistiques gouvernementales (http://media.education.gouv.fr/file/02/5/7025.pdf) et alors que le PIB (la richesse
nationale) augmente chaque année, on constate une baisse continue :
- En 1997, 7,6 % du PIB ont été consacrés aux dépenses éducatives en France.
- En 2006, seulement 6,8 %.
La France investit de moins en moins dans la formation des générations futures.
La politique actuelle semble donc une impasse :
- La compensation en heures supplémentaires est contreproductive et trompeuse.
- La simplification des programmes et les suppressions de postes handicapent la « compétitivité » du système éducatif français par rapport aux autres pays européens.
- Elle va à l’encontre de la logique économique : plus un pays s’enrichit, plus il doit dépenser dans le secteur éducatif pour avoir une main d’œuvre toujours plus
qualifiée.
Bilan : une éducation « rentable » est une éducation gratuite et équitable.
La politique actuelle nous semble dangereuse.
- Gérer l’Ecole comme une entreprise privée suppose que l’Education n’est plus un droit individuel mais un bien marchand.
- La gratuité se trouve dès lors menacée, puisque toute entreprise doit vendre plus cher qu’elle ne produit.
- L’équité et l’égalité sont remises en cause, car seuls les plus riches et les plus doués pourront bénéficier des meilleurs services éducatifs.
La véritable réforme, celle qui engendre du progrès et de l’efficacité, est la suivante :
- réduire le nombre d’élèves par classe et non celui de professeurs par établissement scolaire.
Le ministère devrait d’ailleurs suivre les avis de rapports officiels comme celui remis au Haut Conseil à l’évaluation de l’Ecole (http://cisad.adc.education.fr/hcee/documents/rapportmeuret_rtc.rtf) qui conclut en 2001 que la réduction de la taille des classes « doit être
importante et amener les classes nettement en dessous de 20 élèves » ; que « pour les élèves défavorisés, cet effet devient important » ; qu’il
« perdure longtemps après que les élèves ont rejoint de grandes classes ».
Réformer l’Ecole n'est pas équilibrer un budget,
mais construire une société profitable à tous !
La baisse du nombre d’élèves justifie-t-elle les suppressions de postes ?
Le collectif Sauver Emily Brontë a mis à profit ses vacances pour élaborer et rendre publique une réflexion sur la réalité et les enjeux de la politique de suppressions de postes de professeurs. Ce travail comprend deux volets dont nous proposons, aujourd’hui, la première partie.
Dans ce premier texte, il s’agit de vérifier si l’argument gouvernemental de la baisse démographique est réellement pertinent. Le collectif a utilisé les chiffres officiels et nationaux de la rentrée 2008 mis en ligne sur le site de l’Académie Nancy-Metz (http://www.ac-nancy-metz.fr/Academie/prepa_rentree08/default.htm).
Un emploi d’enseignant supprimé pour quatre élèves en moins dans le secondaire.
Cette équation résulte de la politique du ministère qui estime la baisse des élèves à 34 283 et supprime donc 8 830 emplois de professeurs.
Ce ratio de 1 pour 4 paraît excessif si on le compare à celui appliqué pour les créations de postes. Dans le primaire, le ministère crée 1 emploi d’enseignant pour 24 élèves supplémentaires (+ 17 000 élèves / + 700 professeurs des écoles).
Selon cette règle du « 1 pour 24 », les suppressions en collège et lycée oscilleraient entre 1 400 et 1 500.
Question : La baisse des effectifs se déroule-t-elle sur l’ensemble du territoire ?
Plus d’élèves, moins d’enseignants.
La carte de l’évolution des effectifs pour la rentrée 2008 (http://www.ac-nancy-metz.fr/Academie/prepa_rentree08/Pdf/carte2.gif) indique cinq académies (Bordeaux, Guyane, Montpellier, Réunion et Toulouse) présentant un solde positif. Pourtant, selon des sources syndicales, elles perdent respectivement : 186, 20, 180, 73 et 184 enseignants.
Question : la baisse démographique ne serait-elle qu’un prétexte ?
8 suppressions de postes sur 10 ne s’expliquent pas par les évolutions démographiques.
Sur les 8 830 emplois, « le budget prévoit la suppressions de 1 500 emplois au titre des évolutions démographiques », soit 17 %. Si l’on rapporte ce chiffre de 1 500 aux 34 283 élèves en moins, on retrouve en effet la règle d’un professeur supprimé pour 23 élèves.
Et les autres postes supprimés ? Citons les motifs : « rationalisation des moyens », « mettre en adéquation les recrutements », « heures supplémentaires années »
Les heures supplémentaires méritent une attention particulière. Elles expliquent, à elles seules, 40 % des postes disparus, soit 3 500 emplois.
Question : un bon professeur est-il un professeur qui veut « travailler plus pour gagner plus » ?
Les heures sup’, c’est pas automatique !
En 2007, dans certaines académies, comme celle d’Aix-Marseille, « 18.6% des crédits académiques consacrés au paiement des heures supplémentaires n’ont pas trouvé preneur » (http://www.aix.snes.edu/spip.php?article396). L’attractivité des heures supplémentaires demeure donc très inégale. Elles alourdissent une charge de travail déjà conséquente : selon une enquête officielle du ministère de l’Éducation, en 2002, (ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni0243.pdf), les professeurs effectuent 40 heures par semaine. La concentration intellectuelle et la disponibilité physique exigées par le métier diminuent au fur et à mesure de l’accumulation des journées. Le ministère en a d’ailleurs conscience, puisque réglementairement, il ne peut imposer plus d’une heure supplémentaire.
Financièrement, les heures supplémentaires sont une solution aléatoire pour le pouvoir d’achat. Ce n’est pas parce qu’un fonctionnaire les souhaite qu’il les obtiendra : elles sont attribuées annuellement, par le chef d’établissement. Les heures supplémentaires payées sont celles effectuées devant élèves. Le temps induit de préparation des cours et de correction demeure sans rémunération complémentaire.
Incertain au niveau individuel, le bénéfice des heures supplémentaires est encore plus discutable pour la collectivité. Se priver de 3 500 embauches n’apparaît pas comme le meilleur moyen de réduire le chômage. La remarque vaut pour les retraites. Ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique revient à dire qu’un actif sur les deux potentiels ne sera pas recruté.
Budgétairement, les heures supplémentaires relèvent en revanche d’un tour
de passe-passe. D’un côté, les discours officiels martèlent l’impérieuse nécessité de diminuer le nombre d’enseignants (et des fonctionnaires). De l’autre côté, on augmente le temps de
travail de ceux en activité. En d’autres termes, on conserve le travail, pas les travailleurs !
La logique comptable et strictement économique s’applique dans toute sa rigueur : multiplier les heures supplémentaires serait plus profitable que d’accroître les
recrutements.
Question : l’Éducation Nationale doit-elle être gérée comme une entreprise ?
Sauver.Emily.Brontë profite des vacances parisiennes pour étudier la situation des autres académies.
La baisse démographique est le principal argument avancé officiellement pour justifier la suppression massive des postes d'enseignants. L'exemple de l'académie de Toulouse semble démontrer que
cette explication mérite d'être reconsidérée à sa juste valeur.
Sur le site du Rectorat, on apprend qu'une étrange règle de trois est appliquée. Malgré l'augmentation de 562 élèves dans l'enseignement secondaire public, il est prévu de supprimer l'équivalent
de 184 postes à temps plein et 23 emplois de surveillants.
Voici un extrait du texte mis en ligne sur le site officiel de l'académie :
Actus - 23/01/2008
L'académie de Toulouse n'enregistrera à la rentrée 2008 qu’un faible accroissement de ses effectifs, 562 élèves, portant son effectif
global à 184 699 élèves.
Ainsi, compte tenu de ce contexte, les moyens délégués à l’académie sont les suivants :
Source : http://www.ac-toulouse.fr/web/personnels/64-actualite.php?actu=2095
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