Présentation

Ce blog publie des informations sur les mobilisations des élèves, parents d'élèves et membres du personnel du lycée Emily Brontë de Lognes (en Seine-et-Marne) qui refusent la fermeture d'une classe de seconde et la suppression de quatre postes programmées pour la rentrée 2008.

N'hésitez pas à le consulter régulièrement pour être bien informés.

Pour nous contacter :
sauver.emily.bronte@gmail.com

Argumentaires

Vendredi 20 mars 2009

PÉTITION
CONTRE LA SUPPRESSION DE TROIS POSTES D’ENSEIGNANTS
PRÉVUE A LA RENTRÉE PROCHAINE POUR LE LYCÉE E. BRONTË.

 

À l’initiative des représentants des personnels d’enseignement CGT / SNEP-FSU / SNES-FSU / non syndiqués, conseiller principal d’éducation, représentants des personnels d’éducation et de surveillance, représentants des élèves et représentants FCPE et UNAAPE des parents d’élève au conseil d’administration du lycée Emily Brontë de Lognes.

 

 

 

Les services du Rectorat ont prévu la suppression des trois postes suivants :

 

LETTRES  MODERNES, HISTOIRE-GEOGRAPHIE,
EDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE.

 

 

 

NOUS CONTESTONS UNE POLITIQUE INJUSTIFIÉE

DE RÉDUCTION DES EFFECTIFS ENSEIGNANTS.

 

• Ces suppressions s’expliquent-elles par le passage, voulu par le Rectorat, de deux premières STL de 24 élèves chacune à une classe unique de 35 élèves, en dépit de la demande et du taux de réussite au baccalauréat de la section ?

 

• Comment peut-on supprimer un poste de lettres modernes, qui représente 15 heures de cours hebdomadaires, alors que la classe potentiellement supprimée ne représente que 3 heures par semaine dans cette matière ?

 

• Comment peut-on supprimer un poste d’histoire-géographie, qui représente 18 heures de cours, alors que la classe potentiellement supprimée ne représente que 2 heures de cours par semaine ?

 

• Comment peut-on supprimer un poste en éducation physique et sportive, qui représente 20 heures hebdomadaires, alors que la classe potentiellement supprimée ne représente que 2 heures de cours par semaine ?

 

NOUS DÉNONÇONS UNE GESTION PUREMENT COMPTABLE

DE L’ÉDUCATION NATIONALE.

 

• Il paraît évident que la future structure pédagogique du lycée n’explique pas la suppression des trois postes.

 

• Le nombre d'élèves non plus : les effectifs scolarisés en troisième dans les collèges dont dépend notre lycée annoncent une hausse des effectifs. Il sera peut-être nécessaire d'ouvrir une classe de seconde supplémentaire.

 

• Les postes disparaissent donc, mais les heures d’enseignement devront être impérativement dispensées.

 

• L’administration applique une politique comptable : supprimer des postes de professeurs titulaires et professionnels, pour les remplacer par des personnels vacataires, nommés tardivement, n’ayant bénéficié d’aucune formation pédagogique et rémunérés plus faiblement que des enseignants recrutés sur concours.

 

LORS DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DU 26 MARS,

NOUS VOTERONS EN FAVEUR DU MAINTIEN DES POSTES.

 

• Le conseil d’administration statue sur les créations, maintiens et suppressions des postes d’enseignant dans un lycée.

 

• Nous voterons contre le projet de l’administration prévoyant la disparition des trois postes.

 

• Nous proposerons et soumettrons au vote un contre-projet prévoyant le maintien de ces trois emplois.

 

POUR SAUVER CES POSTES,

NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN !

 

• Notre démarche sera d’autant plus efficace et entendue qu’elle incarnera une forte mobilisation des parents d’élèves.

 

• En signant cette pétition, vous vous opposez à une politique purement budgétaire et comptable de l’Éducation Nationale, préjudiciable à la réussite de vos enfants.

 

• En signant cette pétition, vous défendez un enseignement de qualité dispensé par des professionnels.

 

 

 

Je, soussigné (e), parent d’élève de la classe de ………………….

 

déclare soutenir l’initiative des représentants des personnels d’enseignement, conseiller principal d’éducation, représentants des personnels d’éducation et de surveillance, représentants des élèves et représentants des parents d’élève au conseil d’administration du lycée Emily Brontë de Lognes

 

contre la suppression programmée des trois postes d’enseignants..

 

NOM                                                                             DATE ET SIGNATURE.

 

 

 

 

 

À DEPOSER dans le CASIER SYNDICAL des personnels d’enseignement et d’éducation

en SALLE DES PROFESSEURS

 

Par Collectif
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Dimanche 1 février 2009
La série STL (sciences et technologies de laboratoire) est l'une des spécificités du lycée Émily Brontë. Depuis 2006, deux classes de terminales STL préparent le baccalauréat chaque année. Les résultats sont éloquents :

2006 : 2 classes de STL, 86 % de réussite au baccalauréat
2007 : 2 classes de STL, 91 % de réussite au baccalauréat
2008 : 2 classes de STL, 100 % de réussite au baccalauréat

Et en 2009 ?

Bien entendu, nous ne connaissons pas encore les résultats du baccalauréat. En revanche, nous apprenons que le rectorat a décidé de fermer une classe de STL à la rentrée prochaine !

Ainsi, plusieurs postes d'enseignants seront supprimés «dans l'intérêt du contribuable». Et l'intérêt des élèves ? Aujourd'hui, nous pouvons donner toutes les chances de réussite à 48 élèves dans cette série qui offre de nombreux débouchés professionnels. L'année prochaine, nous ne pourrons pas en accueillir plus de 35.

Nous refusons cette décision absurde.

Nous voulons garder les moyens de faire réussir nos élèves !

Par Collectif
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Jeudi 11 décembre 2008
Motion adoptée au Conseil d'Administration du 4 décembre 2008 au lycée de Lognes.

20 voix pour, 4 abstentions, aucune voix contre.

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Conseil d’Administration du lycée Emily Brontë de Lognes, séance du jeudi 4 décembre 2008.

Les élus de la liste intersyndicale (CGT, SNEP-FSU et SNES-FSU) et non syndiqués.


MOTION CONTRE LA REFORME DU LYCEE.

Sans aucune concertation, ni négociation préalable avec les membres de la communauté éducative, M. Le Ministre de l’Education Nationale a lancé au cours du premier semestre 2008 un projet de refonte du lycée. La première étape est l’entrée en vigueur d’une nouvelle classe de seconde dès la rentrée 2009. Ce projet nous semble inacceptable en raison de ses postulats budgétaires et de sa préparation bâclée.

Pour la défense d’un lycée généraliste, de qualité et égal pour tous,
NOUS DÉNONÇONS FERMEMENT

- La diminution du volume horaire général de la classe de seconde, fixé arbitrairement à un maximum de 30 h hebdomadaires contre 30 h à 36,5 h actuellement.

- La réduction de l’horaire cumulé des matières fondamentales du tronc commun (EPS, français, histoire-géographie, LV1, LV2, mathématiques et « sciences expérimentales ») qui passent de 25,5 h à 21 h, soit une perte de 4,5h hebdomadaires.

- Le regroupement des sciences physiques et des sciences de la Vie et de la Terre sous l’étiquette vague de « sciences expérimentales ».

- La disparition de l’enseignement civique, juridique et social.

- La suppression des enseignements optionnels.

- La fin des dédoublements de classe, qui représentent actuellement 7 h hebdomadaires.

- La mise en place d’enseignements modulaires semestriels, facteur de complexité pour les familles, de concurrence entre les matières et d’inégalité entre les établissements.

- L’objectif essentiel de cette contre-réforme : la réduction du nombre d’enseignants.

- La cause véritable : la réduction des dépenses publiques imposée par la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP).

- La conséquence majeure : la dégradation de l’enseignement secondaire français.

À moins d’un an de l’entrée en vigueur programmée de la nouvelle seconde,
NOUS IGNORONS TOTALEMENT

- L’horaire attribué à chaque discipline.

- Le contenu des programmes.

- Les modalités de redoublement et de choix des enseignements modulaires semestriels.

- Les informations essentielles à communiquer aux élèves de troisième pour une orientation adaptée.

- Les conditions budgétaires et matérielles de la rentrée 2009 en raison de l’impréparation et de la versatilité des annonces ministérielles.

- La structure du cycle terminal, notamment la présence obligatoire et permanente de certaines disciplines fondamentales (comme l’EPS et l’histoire-géographie).

- La reconduction du baccalauréat, inchangé dans sa forme actuelle.

Pour une véritable réforme qui améliore la réussite de tous les élèves,
NOUS EXIGEONS UNANIMEMENT

- Le retrait du projet ministériel et le report de son calendrier.

- Des négociations réelles et dignes de l’importance du lycée dans le système français d’éducation.

- Un enseignement disciplinaire avec des programmes nationaux annuels et qui exclut la bivalence.

- Un horaire disciplinaire hebdomadaire des élèves, identique durant toute l’année.

- La conservation du groupe classe.

- La préservation des trois voies d’enseignement : générale, professionnelle et technologique.

- Un baccalauréat qui reste un diplôme national, anonyme et terminal, premier grade universitaire.

- Le maintien des statuts de CPE et COPSY.

- La reconduction des dédoublements et des travaux pratiques

- La limitation des effectifs.
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Mardi 16 septembre 2008
C'est Luc Ferry, ancien ministre de l'éducation nationale (à l'époque de Jacques Chirac et de Jean-Pierre Raffarin), qui s'est expliqué à ce sujet le 2 septembre sur Europe 1.

 


Au lycée Emily Brontë, comme dans beaucoup d'autres établissements scolaires, nous estimons que les calculs de l'ancien ministre sont faux. Nous pensons en effet qu'abaisser le niveau de formation des élèves fera baisser les performances économiques de la France. Les économies faites sur l'éducation, selon nous, feront perdre plus d'argent au pays qu'elles en feront gagner.
Par Collectif
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Mardi 17 juin 2008
Le rectoral supprime des postes d'enseignants qualifiés et recrutés par les concours du CAPES et de l'agrégation. Mais c'est pour mieux les remplacer par des étudiants qui feront les enseignants précaires, et à temps partiel, de demain.

En ce moment fleurissent dans les universités de l'académie des affiches appelant les étudiants à contacter le rectorat pour la rentrée prochaine, comme celle-ci à Paris 13.




Parents, qui fera cours à vos enfants en septembre ? Des enseignants qualifiés et formés, titulaires de leur poste, ou des apprenti-enseignants à la recherche de solutions provisoires pour financer (très mal d'ailleurs) la fin de leurs études ?

À qui ces économies profiteront-elles ?
Par Collectif
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Vendredi 16 mai 2008


M. Darcos, notre ministre de l'éducation, dit ces jours-ci tout le mal qu'il pense des manifestations contre les suppressions de postes.

Lorsqu'il évoque la mobilisation des lycéens, il dit que c'est une «bouffonnerie» (Le Figaro Magazine du 10 mai).

Lorsqu'il évoque la mobilisation des fonctionnaires, à peine moins insultant, il dit : «ce n'est pas ça la démocratie».

Nous ne sommes pas d'accord avec M. Darcos.

Les sociétés dans lesquelles il n'y a jamais de manifestations sont les sociétés les moins démocratiques. Cependant, ne faisons pas dire à M. Darcos ce qu'il n'a pas voulu dire : il ne souhaite sans doute pas que l'armée tire sur les manifestants pour faire respecter les décisions du gouvernement.

M. Darcos a plutôt voulu dire que M. Sarkozy a été élu en défendant un programme, et qu'une majorité de députés ralliés à M. Sarkozy et à son programme ont été élus à l'Assemblée nationale ensuite. Il faudrait maintenant laisser le gouvernement nommé par M. Sarkozy et les députés de l'UMP mener à bien ce programme pour respecter la volonté du peuple.

M. Darcos semble oublier certaines choses.

Lorsqu'on vote pour une personne au moment d'une élection, cela ne signifie pas qu'on souhaite lui donner carte blanche et lui donner  les pleins pouvoirs juqu'à la prochaine élection. Cela signifie qu'on lui fait confiance pour être à l'écoute du peuple et suivre sa volonté.

Pendant les campagnes électorales de M. Sarkozy et des députés de l'UMP, il n'a pas été question de supprimer des dizaines de milliers de postes d'enseignants chaque année jusqu'en 2012. Il a peu été question d'éducation de manière générale. Ce qui a convaincu une majorité d'électeurs, c'est la promesse d'une amélioration du pouvoir d'achat de chacun.

Les décisions prises par le gouvernement et les députés de l'UMP depuis juin 2007 ont souvent provoqué le mécontentement. Les manifestations étudiantes contre la réforme de l'Université, à l'automne 2007, en sont un bon exemple. Jusqu'en mars 2008, le gouvernement pouvait prétendre que ce mécontement était minoritaire. Mais les élections municipales ont montré avec la défaite très lourde de l'UMP qu'une majorité d'électeurs était hostile à la politique mené par M. Sarkozy, ses ministres et ses députés.

N'aurait-il pas été démocratique d'en tenir compte et d'entendre par exemple la volonté majoritaire de renforcer les services publics au lieu de les affaiblir ?

M. Darcos, en donnant ses leçons de démocratie, semble oublier aussi que les députés de l'UMP sont loin d'être exemplaires. Le 4 février 2008, ils ont annulé le résultat du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen. Estimant que le peuple avait mal voté en 2005, ils se sont dispensés de lui demander son avis cette fois-ci.

Que dire enfin de la «bouffonnerie» des lycéens ? L'immense majorité d'entre eux n'a pas pu voter en 2007, faute d'avoir eu dix-huit ans avant ces élections. On ne leur a donc pas demandé leur avis à propos de M. Sarkozy et de son programme. Voudrait-on les condamner au silence d'ici à 2012 ?

Ne sont-ils pas, au contraire, particulièrement bien placés pour savoir ce que sont des bonnes et des mauvaises conditions de travail dans un lycée ? Quand ils constatent que les professeurs absents sont de moins en moins souvent remplacés ou quand les classes sont un peu plus chargées chaque année, n'ont-ils pas de bonnes raisons de redouter les conséquences que pourront avoir la suppression de 90 000 postes d'enseignants d'ici aux prochaines élections présidentielles et législatives ?

Pour eux, pour leurs petits frères et leurs petites soeurs, pour leurs futurs enfants, ils ont raison de vouloir défendre dès aujourd'hui un service public de l'éducation à la hauteur de leurs attentes. Dans l'intérêt de tous, nous continuerons à nous battre pour que l'éducation nationale ait les moyens de viser l'excellence pour chaque élève. Pour nous, c'est cela, la démocratie.
Par Collectif
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Samedi 10 mai 2008

Qu’est-ce qu’une Éducation « rentable » ?


Voici la seconde partie de notre analyse sur les suppressions de postes dans l’enseignement secondaire.

Le premier chapitre émet une hypothèse sur la réforme « éducative » du gouvernement : moins dépenser pour réduire les coûts plutôt que « mieux dépenser pour mieux éduquer ».

Etudions maintenant les éléments de cette stratégie budgétaire avec les critères et le vocabulaire propres à celui d’une entreprise privée.


Une réduction notable des effectifs : 1 poste supprimé toutes les 2 heures !


Depuis 2003
:

- 18 662 : entre 2003 et 2007 (selon un rapport sénatorial http://www.senat.fr/rap/l07-091-313/l07-091-313_mono.html).

- 8 830 : pour la seule rentrée 2008.


Le constat est simple : un emploi de professeur supprimé toutes les deux heures depuis 2003 !


De 2009
à 2012, le rythme s’accélère avec 80 000 postes en moins pour tous les niveaux scolaires.

 



Question  : est-il possible d’assurer des « prestations » identiques avec un personnel moins nombreux ?


Un
plan global de restructuration.


Les autorités adaptent « l’offre » éducative à la force réduite de travail.


Voici les principales mesures d’ajustement :

- L’optimisation des « stocks » : des classes à 35/36 élèves.
- Le retrait des « produits à faible marge » (langues anciennes et rares) et leur « externalisation » vers le secteur marchand.
- La concentration des « filiales » (groupes communs en série littéraire et économique malgré un programme différent).
- La fermeture de « sites » (disparition envisagée de collèges et de lycées, comme celui de Lognes en Seine-et-Marne ?).


Cette « rationalisation des moyens », selon la terminologie ministérielle, doit dégager des marges pour financer les heures supplémentaires qui compenseraient la perte de 3 500 emplois.


Question 
: cette stratégie économique est-elle profitable aux usagers et aux professionnels de l’Education ?


Les heures supplémentaires : une aberration économique.


1er illogisme
  : les enseignants gagneront plus pour travailler mal.

Explication
: la perte des emplois d’enseignants est disproportionnée au regard de la diminution de la population scolarisée. Les classes surchargées augmenteront mécaniquement et le message sera compréhensible par de moins en moins d’élèves.
Conséquence  : la « productivité » (nombre d’élèves ayant progressé par professeur) baissera.


2ème illogisme
  : les enseignants gagneront plus pour apprendre moins.

Explication  : dans sa Lettre aux Éducateurs, le Président promet : « il y’aura moins d’heures de cours » (pp.29-30). La pertinence des programmes allégés est discutable. Dans une conjoncture de compétition, une solide culture générale favorise l’adaptation.
Conséquence  : le « rendement » (volume de connaissances diffusées par classe) baissera.


Il est donc clair que le « faire mieux en dépensant moins » est un mythe.


Question
: réduire les dépenses d’éducation est-il le signe d’une gestion saine ?


Les investissements d’aujourd’hui sont les profits de demain.

L’importance des dépenses qu’un pays accorde au secteur éducatif est l’indice d’une économie avancée. Si l’on adopte ce critère, la France perd progressivement son statut de pays développé.

En effet, selon des statistiques gouvernementales (http://media.education.gouv.fr/file/02/5/7025.pdf
) et alors que le PIB (la richesse nationale) augmente chaque année, on constate une baisse continue :
- En 1997, 7,6 % du PIB ont été consacrés aux dépenses éducatives en France.
- En 2006, seulement 6,8 %.


La France investit de moins en moins dans la formation des générations futures.

La politique actuelle semble donc une impasse :
- La compensation en heures supplémentaires est contreproductive et trompeuse.
- La simplification des programmes et les suppressions de postes handicapent la « compétitivité » du système éducatif français par rapport aux autres pays européens.
- Elle va à l’encontre de la logique économique : plus un pays s’enrichit, plus il doit dépenser dans le secteur éducatif pour avoir une main d’œuvre toujours plus qualifiée.

Bilan : une éducation « rentable » est une éducation gratuite et équitable.


La politique actuelle nous semble dangereuse.
- Gérer l’Ecole comme une entreprise privée suppose que l’Education n’est plus un droit individuel mais un bien marchand.
- La gratuité se trouve dès lors menacée, puisque toute entreprise doit vendre plus cher qu’elle ne produit.
- L’équité et l’égalité sont remises en cause, car seuls les plus riches et les plus doués pourront bénéficier des meilleurs services éducatifs.

La véritable réforme, celle qui engendre du progrès et de l’efficacité, est la suivante :
- réduire le nombre d’élèves par classe et non celui de professeurs par établissement scolaire.

Le ministère devrait d’ailleurs suivre les avis de rapports officiels comme celui remis au Haut Conseil à l’évaluation de l’Ecole (http://cisad.adc.education.fr/hcee/documents/rapportmeuret_rtc.rtf) qui conclut en 2001 que la réduction de la taille des classes « doit être importante et amener les classes nettement en dessous de 20 élèves » ; que « pour les élèves défavorisés, cet effet devient important » ; qu’il « perdure longtemps après que les élèves ont rejoint de grandes classes ».


  Réformer l’Ecole n'est pas équilibrer un budget,
mais construire une société profitable à tous !
 

Par Collectif
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Mercredi 30 avril 2008

La baisse du nombre d’élèves justifie-t-elle les suppressions de postes ?

 

Le collectif Sauver Emily Brontë a mis à profit ses vacances pour élaborer et rendre publique une réflexion sur la réalité et les enjeux de la politique de suppressions de postes de professeurs. Ce travail comprend deux volets dont nous proposons, aujourd’hui, la première partie.

 

Dans ce premier texte, il s’agit de vérifier si l’argument gouvernemental de la baisse démographique est réellement pertinent. Le collectif a utilisé les chiffres officiels et nationaux de la rentrée 2008 mis en ligne sur le site de l’Académie Nancy-Metz (http://www.ac-nancy-metz.fr/Academie/prepa_rentree08/default.htm).

 

Un emploi d’enseignant supprimé pour quatre élèves en moins dans le secondaire.

 

Cette équation résulte de la politique du ministère qui estime la baisse des élèves à 34 283 et supprime donc 8 830 emplois de professeurs.

 

Ce ratio de 1 pour 4 paraît excessif si on le compare à celui appliqué pour les créations de postes. Dans le primaire, le ministère crée 1 emploi d’enseignant pour 24 élèves supplémentaires (+ 17 000 élèves / + 700 professeurs des écoles).

 

Selon cette règle du « 1 pour 24 », les suppressions en collège et lycée oscilleraient entre 1 400 et 1 500.

 

Question : La baisse des effectifs se déroule-t-elle sur l’ensemble du territoire ?

 

Plus d’élèves, moins d’enseignants.

 

La carte de l’évolution des effectifs pour la rentrée 2008 (http://www.ac-nancy-metz.fr/Academie/prepa_rentree08/Pdf/carte2.gif) indique cinq académies (Bordeaux, Guyane, Montpellier, Réunion et Toulouse) présentant un solde positif. Pourtant, selon des sources syndicales, elles perdent respectivement : 186, 20, 180, 73 et 184 enseignants.

 

Question : la baisse démographique ne serait-elle qu’un prétexte ?

 

8 suppressions de postes sur 10 ne s’expliquent pas par les évolutions démographiques.

 

Sur les 8 830 emplois, « le budget prévoit la suppressions de 1 500 emplois au titre des évolutions démographiques », soit 17 %. Si l’on rapporte ce chiffre de 1 500 aux 34 283 élèves en moins, on retrouve en effet la règle d’un professeur supprimé pour 23 élèves.

 

Et les autres postes supprimés ? Citons les motifs : « rationalisation des moyens », « mettre en adéquation les recrutements », « heures supplémentaires années »

 

Les heures supplémentaires méritent une attention particulière. Elles expliquent, à elles seules, 40 % des postes disparus, soit 3 500 emplois.

 

Question : un bon professeur est-il un professeur qui veut « travailler plus pour gagner plus » ?

 

Les heures sup’, c’est pas automatique !

 

En 2007, dans certaines académies, comme celle d’Aix-Marseille, « 18.6% des crédits académiques consacrés au paiement des heures supplémentaires n’ont pas trouvé preneur » (http://www.aix.snes.edu/spip.php?article396). L’attractivité des heures supplémentaires demeure donc très inégale. Elles alourdissent une charge de travail déjà conséquente : selon une enquête officielle du ministère de l’Éducation, en 2002, (ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni0243.pdf), les professeurs effectuent 40 heures par semaine. La concentration intellectuelle et la disponibilité physique exigées par le métier diminuent au fur et à mesure de l’accumulation des journées. Le ministère en a d’ailleurs conscience, puisque réglementairement, il ne peut imposer plus d’une heure supplémentaire.

 

Financièrement, les heures supplémentaires sont une solution aléatoire pour le pouvoir d’achat. Ce n’est pas parce qu’un fonctionnaire les souhaite qu’il les obtiendra : elles sont attribuées annuellement, par le chef d’établissement. Les heures supplémentaires payées sont celles effectuées devant élèves. Le temps induit de préparation des cours et de correction demeure sans rémunération complémentaire.

 

Incertain au niveau individuel, le bénéfice des heures supplémentaires est encore plus discutable pour la collectivité. Se priver de 3 500 embauches n’apparaît pas comme le meilleur moyen de réduire le chômage. La remarque vaut pour les retraites. Ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique revient à dire qu’un actif sur les deux potentiels ne sera pas recruté.

 

Budgétairement, les heures supplémentaires relèvent en revanche d’un tour de passe-passe. D’un côté, les discours officiels martèlent l’impérieuse nécessité de diminuer le nombre d’enseignants (et des fonctionnaires). De l’autre côté, on augmente le temps de travail de ceux en activité. En d’autres termes, on conserve le travail, pas les travailleurs !

La logique comptable et strictement économique s’applique dans toute sa rigueur : multiplier les heures supplémentaires serait plus profitable que d’accroître les recrutements.

 

Question : l’Éducation Nationale doit-elle être gérée comme une entreprise ?

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Mercredi 23 avril 2008

Sauver.Emily.Brontë profite des vacances parisiennes pour étudier la situation des autres académies.

La baisse démographique est le principal argument avancé officiellement pour justifier la suppression massive des postes d'enseignants. L'exemple de l'académie de Toulouse semble démontrer que cette explication mérite d'être reconsidérée à sa juste valeur.

Sur le site du Rectorat, on apprend qu'une étrange règle de trois est appliquée. Malgré l'augmentation de 562 élèves dans l'enseignement secondaire public, il est prévu de supprimer l'équivalent de 184 postes à temps plein et 23 emplois de surveillants.

Voici un extrait du texte mis en ligne sur le site officiel de l'académie :

Rentrée 2008 : les moyens pour l’enseignement public

Actus - 23/01/2008

L'académie de Toulouse n'enregistrera à la rentrée 2008 qu’un faible accroissement de  ses effectifs, 562 élèves, portant son effectif global à 184 699 élèves.
Ainsi, compte tenu de ce contexte, les moyens délégués à l’académie sont les suivants :

  •  5 suppressions d'emplois d'enseignants,
  •  une diminution de 114 stagiaires en formation à l’IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres), correspondant à 41 emplois à temps plein
  • 138 emplois d’enseignants transformés en 2 484 heures supplémentaires sur l'année,
  • la suppression de 23 emplois de maîtres d'internat / surveillants d'externat

Source : http://www.ac-toulouse.fr/web/personnels/64-actualite.php?actu=2095

 

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Samedi 29 mars 2008
Tract à l'intention des élèves et des parents d'élèves distribué à la sortie du lycée l'après-midi du vendredi 28 mars.

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Supprimer plus pour travailler moins bien

Au lycée Emily Brontë cette année, il y a 779 élèves. Pour l’année prochaine, le rectorat prévoit de baisser la capacité d’accueil à 769 élèves. Il annonce à cette occasion la suppression de quatre postes d’enseignants.

Pour le rectorat, 10 élèves en moins = 4 professeurs en moins !

Pourquoi ? Le rectorat applique une décision du gouvernement : supprimer 90 000 postes d’enseignants en 5 ans, en commençant par 11 200 suppressions en 2008.

Comment ? Il y aura toujours autant de travail à faire, mais les professeurs seront moins nombreux. Chacun d’entre eux sera contraint d’accepter des heures supplémentaires, et, quand cela ne suffira pas, le rectorat fera appel à du personnel précaire, non qualifié et beaucoup moins payé. De nombreux professeurs seront également contraints de se partager entre deux ou trois établissements.

À Lognes, les conditions d’enseignement seront moins bonnes !

Deux départs à la retraite ne seront pas remplacés : en Anglais et en Mathématiques. Les professeurs qui restent devront se partager le travail de leurs collègues ou bien il faudra trouver des solutions provisoires, en demandant à des professeurs d’autres établissements ou à des enseignants précaires de venir pour quelques heures. Il faudra aussi regrouper dans les mêmes groupes d’anglais des élèves qui ne préparent pas les mêmes épreuves.

En Philosophie, un professeur sera contraint de quitter l’établissement, alors qu’il y aura une classe de terminale en plus ! Le rectorat demande en effet de renoncer aux cours en demi-classes pour les STG et les STL !

En Économie-Gestion, un professeur sera contraint de quitter l’établissement, sous prétexte qu’il y aurait moins d’inscrits en option IGC en seconde à la rentrée prochaine. Comment le rectorat peut-il savoir aujourd’hui quelles seront les options choisies par des élèves qui sont actuellement en troisième ?

Dans les autres matières, il n’y a pas, pour le moment, de suppressions de postes. Mais certains professeurs, qui jusque-là effectuaient tout leur service au lycée Emily Brontë, devront se partager entre deux lycées l’année prochaine. Tous devront se partager davantage d’heures supplémentaires.

La fermeture programmée d’une classe de seconde sera en partie compensée par l’ouverture d’une classe de terminale, mais elle aura des conséquences les années suivantes. Fermer une seconde en septembre 2008 obligera à fermer une ou deux premières l’année suivante et une ou deux terminales l’année d’après. À chaque fois, le rectorat en profitera pour supprimer des postes et les conditions de travail seront plus mauvaises.
 
Nous refusons la fermeture d’une seconde et la suppression de quatre postes !

Nous participerons à un rassemblement, avec tous les établissements scolaires du secteur :
lundi 31 mars à 18 heures
devant la sous-préfecture de Torcy (en contrebas de la gare de RER de Torcy)
Nous invitons les parents d’élèves et les élèves à participer nombreux
à ce rassemblement pour la défense du service public d’éducation.

Le collectif d’enseignants du Lycée Emily Brontë

Un collectif de défense du Lycée Emily Brontë, regroupant des membres du personnel du lycée, des parents d’élèves et des élèves, s’est mis en place à l’issue de la réunion publique du 26 mars. Pour le contacter, écrire à sauver.emily.bronte@gmail.com ou faire déposer un mot dans le casier « syndicats » de la salle des professeurs. Pour d’autres informations, consulter le blog : http://sauver.emily.bronte.over-blog.com

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