Présentation

Ce blog publie des informations sur les mobilisations des élèves, parents d'élèves et membres du personnel du lycée Emily Brontë de Lognes (en Seine-et-Marne) qui refusent la fermeture d'une classe de seconde et la suppression de quatre postes programmées pour la rentrée 2008.

N'hésitez pas à le consulter régulièrement pour être bien informés.

Pour nous contacter :
sauver.emily.bronte@gmail.com

Historique de la mobilisation

Jeudi 29 janvier 2009
Deux millions cinq cent mille manifestants dans toute la France !

Au moins trois cent mille à Paris.



La place de la Bastille est restée pleine longtemps. Les premiers sont partis vers République et l'Opéra dès 14 heures, les derniers n'ont pas pu commencer à se déplacer avant 18 heures.

Cette journée de mobilisation pour l'emploi, les salaires et les services publics est un succès.

Lundi soir prochain, les organisations syndicales se réuniront pour décider des suites à lui donner.

D'ores et déjà, nous pouvons rappeler que nous ne protestons pas sans mot d'ordre et que nous ne voulons pas l'immobilisme. Des réformes sont nécessaires et urgentes. On ne peut pas accepter que les salariés, les chômeurs et les retraités continuent à payer les erreurs économiques qui ont conduit à la crise. C'est le sens de la déclaration commune des syndicats rendue publique le 5 janvier.

Les prétendues réformes qui consistent à demander toujours plus d'efforts aux mêmes pour le seul bénéfice des milieux d'affaire et des marchés financiers doivent cesser. Des réformes qui soient enfin dans l'intérêt des salariés doivent être menées. Assez d'argent pour les actionnaires, il faut créer des emplois stables et augmenter les salaires !

(D'autres photographies sont disponibles dans l'album «029 janvier 2009» dans la colonne de droite.)
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Mardi 16 décembre 2008
La réforme est reportée ?

Les lycéens étaient plusieurs milliers encore aujourd'hui à manifester dans toute la France, estimant qu'il serait trop facile pour le ministre de l'éducation nationale de ressortir la même réforme au moment où les élèves seront trop près des examens de fin d'année et qu'il faut continuer à demander l'annulation des 13500 suppressions de postes prévues pour la rentrée de septembre 2009.

On les voit par exemple ici à Paris, place de la Bastille, et on peut reconnaître quelques élèves du lycée de Lognes.


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Dimanche 14 décembre 2008
Article publié par l'administratrice du forum http://bronte-mobilise.exprimetoi.net/

Une fois encore, les lycéens d'Emily Brontë ont manifesté devant l'établissement lognotte:

Ce matin encore, le mouvement des lycéenes d'Emily Brontë s'est maintenu. Au rythme des percussions, les élèves se sont retrouvés comme chaque jour depuis jeudi pour bloquer au maximum l'entrée du lycée. Une fois encore, les cours ont été particulièrement perturbés: très peu d'élèves ont en effet tenté d'entrer en forçant le barrage, et ces faibles effectifs d'élèves n'ont, la plupart du temps, pas permis aux professeurs d'assurer leurs heures de cours. Je précise, comme me l'a demandé Madame la Proviseure CPE, que les professeurs sont tenus d'assurer leur cours même en temps de blocage. Ils sont donc présents devant leurs salles de cours à chaque heure, et attendent un minimum de dix minutes que les élèves viennent à leur rencontre. Ils sont cependant, même sans élèves, tenus de rester à leur disposition dans la salle des professeurs.



Post scriptum : les professeurs de français souhaitent vivement pouvoir faire passer des oraux blancs à tous les élèves de première du lycée à partir de lundi 15. Ils espèrent que tous les élèves se présenteront à l'horaire prévu pour passer leur épreuve et qu'ils pourront accéder aux salles d'interrogation sans difficulté.
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Samedi 13 décembre 2008

 

LOGNES.

Ils tentent de bloquer la réforme du lycée

Environ 150 lycéens d’Emily-Brontë ont installé un blocus devant l’entrée de leur établissement, hier matin, pour protester contre la réforme ministérielle.

Christel Brigaudeau | 13.12.2008, 07h00

COMME UN AIR de déjà-vu. Presque un an après la vague de mobilisation qui avait agité les cours de récré franciliennes, en février, plus d’une centaine de jeunes du lycée Emily-Brontë ont remis le couvert, hier matin à Lognes. Malgré le froid, au moins 150 adolescents ont bloqué l’entrée de l’établissement et scandé leur colère, entre 7 h 30 et 11 heures, sous la surveillance d’une dizaine de policiers.

Emboîtant le pas de leurs camarades mobilisés en province, les lycéens de Lognes sont les premiers en Seine-et-Marne à protester, par un blocus, contre la réforme du lycée et de la seconde. Ce projet de loi, qui modifie en profondeur les programmes et l’organisation horaire des cours, devrait être officiellement dévoilé mardi par le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos.

« Nous voulons reconduire nos actions jusqu’à mardi, confiaient hier les adolescents, les mains bleuies après deux heures de manifestation. On espère que les autres lycées vont nous suivre rapidement. La réforme a été faite trop vite, sans tenir compte de notre avis. »

Jeudi matin, des élèves d’Emily-Brontë avaient déjà tenté d’organiser un blocus. Une opération avortée après l’intervention de deux représentants de l’inspection d’académie, venus « dialoguer » avec les leaders du mouvement. « Il fallait dissiper les rumeurs qui circulent sur le texte, raconte Emmanuelle Pouyé, proviseur à la vie scolaire chargée de la Seine-et-Marne. Nous avons expliqué la loi et convenu d’organiser des groupes de travail sur les thématiques de la réforme. Certains ont pourtant choisi d’organiser un nouveau blocus. »

Pourquoi ? « On ne veut pas se laisser manipuler ! » répondaient hier les jeunes manifestants. Ils jugent plus sage de « maintenir la pression » en attendant les annonces du ministre, mardi. « Nous sommes tous en position d’attente vigilante, note Catherine Roustan, déléguée départementale du Snes, le principal syndicat enseignant.

Du côté de la fédération des lycéens Fidl, qui « ne soutient pas le mouvement » de Lognes, on patiente également. « On peut s’attendre à des actions variées et nombreuses après les vacances de Noël, car les élèves sont très inquiets », assure Clara Jaroussine, lycéenne à Noisiel et porte-parole de la Fidl. Un happening est déjà programmé lundi, à Paris.


Le Parisien



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Article disponible sur

 http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/ils-tentent-de-bloquer-la-reforme-du-lycee-13-12-2008-340382.php#
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Samedi 13 décembre 2008
    Vendredi 12 décembre 2008, le fonctionnement du lycée a été très fortement perturbé par de nombreux élèves déterminés à manifester leur hostilité à la réforme du lycée programmée pour la rentrée de septembre 2009.


 
  L'entrée principale a été obstruée une bonne partie de la matinée par une barricade. S'il y a d'autres photographies, nous le publierons volontiers.

    Il y avait aussi de nombreuses pancartes en carton accrochées aux arbres devant le lycée et recouvertes de slogans. De cela aussi, nous aimerions publier des photographies.

    Il faut noter enfin que les élèves qui l'ont souhaité ont pu entrer dans le lycée. Ils ont été très peu nombreux. Les professeurs ont fait cours quand des élèves se sont présentés. Craignant de devoir recourrir à nouveau à la grève au mois de janvier si leurs inquiétudes ne sont pas levées, ayant déjà fait grève trois fois depuis la rentrée de septembre, ils souhaitent garder des forces pour la suite malheureusement probable de la mobilisation.

    Si M. Darcos ne répond pas à nos inquiétudes le 16 décembre, et si nous pensons devoir continuer à nous mobiliser contre la réforme telle qu'il la présentera ce jour-là, nous devrons réfléchir à la manière d'articuler les différents types d'actions possibles. Il faudra pouvoir à la fois garantir la possibilité pour chaque élève de réussir son année scolaire et manifester avec force notre refus d'une dégradation de la qualité de l'éducation publique.
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Jeudi 11 décembre 2008
    Aujourd'hui, jeudi 11 décembre, la journée a été mouvementée au lycée de Lognes. Des élèves ont "bloqué" le lycée pour protester contre la réforme du lycée prévue par le ministère. En réalité, les élèves qui le voulaient ont pu rentrer. Il s'agissait plutôt d'un rassemblement des élèves qui ont voulu manifester leurs inquiétudes ou leur hostilité malgré une température proche de zéro degré. Les élèves sont restés assez nombreux devant la grille jusqu'en début d'après-midi.

    Nous avons eu la visite d'un inspecteur d'académie adjoint et d'une proviseure à la vie scolaire : deux responsables importants de l'Académie de Créteil. Ils ont pris de le temps de parler de la réforme avec quelques élèves d'abord, puis avec quatre représentants des personnels d'enseignement et d'éducation du lycée au Conseil d'Administration.

    De ces entretiens il faut retenir principalement deux choses :

  • C'est mardi prochain, le 16, que M. Darcos rendra ses arbitrages sur la réforme. Cela signifiera que nous en saurons, enfin, beaucoup plus, en particulier sur les horaires attribués à chaque discipline dans le "nouveau lycée".
  • Les élèves pourront s'organiser, en lien avec l'administration, pour s'informer sur la réforme, en débattre, et réfléchir aux modalités de son application.

    Les représentants des enseignants qui ont participé à l'entretien qui leur a été proposé ont apprécié la disponibilité, l'écoute et les efforts d'information des responsables de l'Académie. Cependant, ils continuent à être très préoccupés par la réforme qui se dessine. Ils attendent la déclaration que doit faire le ministre mardi avec l'espoir qu'elle lèvera au moins une partie de leurs inquiétudes, mais ils continueront à porter les exigences qu'ils ont exprimées à l'occasion du Conseil d'administration dans la motion adoptée le 4 décembre.

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Jeudi 20 novembre 2008

La journée de grève et de manifestation du 20 novembre a incontestablement été un succès. Enseignants du primaire et du secondaire, lycéens, étudiants, professeurs d'université et chercheurs, parents d'élèves : dans de très nombreux endroits il y avait beaucoup de monde pour dénoncer la casse de l'éducation.


Mais le ministère, sûr de lui, semble avoir trouvé un excellent moyen de baisser le nombre de grévistes. Voici un communiqué du SNES 77 qui présente cette trouvaille :


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Aujourd'hui, jeudi 20 novembre, la mobilisation a été forte chez les enseignants contre la politique menée par le ministre Xavier Darcos : suppressions de 13 500 postes, attaque des RASED, réforme du lycée qui induit la diminution de l'offre d'enseignement... Les manifestations qui ont regroupé plus de 200 000 personnes dans plusieurs villes de France en témoignent.


Or, alors que la FSU compte 70% de grévistes dans le premier degré et 50% dans le second degré au niveau national, nous apprenons ce soir les chiffres officiels donnés par l'Inspection d'Académie de Créteil.


Ainsi pour le département de Seine-et-Marne, l'IA donne des taux de grévistes dérisoires : 11% de grévistes dans les collèges, 15% dans les lycées professionnels et 8,5% dans les lycées généraux ! Ces chiffres très faibles s'expliquent par la nouvelle méthode de comptage mise en place par le Rectorat : jusqu'ici les chefs d'établissement devaient fournir le nombre de grévistes à 8h comparé au nombre d'enseignants attendus (c'est-à-dire qui donnent cours à 8h). Or les formulaires que devaient remplir ce matin les principaux de collèges et les proviseurs leur demandaient de donner le nombre de grévistes comparé au nombre total de professeurs de l'établissement, ce qui a pour conséquence directe de faire baisser fortement les taux de participation à la grève !


Ainsi, au lycée Jean Moulin de Torcy (77), 18 professeurs étaient grévistes ce matin à 8h. Seuls 24 enseignants avaient cours à cette heure, ce qui fait un pourcentage de 75% de grévistes. Or le proviseur a dû remonter le chiffre de 18 grévistes sur 68 (nombre total de professeurs exerçant dans ce lycée), ce qui a fait chuter le taux de grévistes à 26% !
Des chefs d'établissement rencontrés ce matin se sont dits surpris et choqués de ce nouveau mode de comptage.
Un professeur de lycée ou de collège ne peut évidemment pas faire grève les jours où il ne fait pas cours ! Le mode de calcul imposé par le Rectorat est scandaleux et mensonger. Nous dénonçons la manipulation et la censure qu'implique ce mode de comptage des grévistes.

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Dimanche 19 octobre 2008
19 octobre 2008 : la manifestation de défense de l'éducation publique a rassemblée 80 000 personnes à Paris.

Les organisations syndicales (CGT, FSU, UNSA, CFDT, SUD), lycéennes (UNL, FIDL), étudiantes (UNEF), de parents d'élèves (FCPE) et de nombreuses associations (Ligue de l'enseignement, etc.) appelaient à cette longue manifestation.

Grâce aux deux élèves du lycée, la lourde banderole d'Emily Brontë a pu parcourir une nouvelle fois les rues de la capitale.


On trouve toujours l'idée qui nous semble, hélas, résumer le résultat prévisible de la politique du Ministre de l'Éducation Nationale, M. Darcos : «Étudier mal pour gagner moins».

L'Assemblée Nationale débattra très prochainement du budget 2009. C'est à cette occasion que les députés devront accepter les projets de suppressions de postes prévus par le gouvernement pour la rentrée de septembre 2009.

Allons-nous continuer à faire des économies sur le dos de l'école, c'est-à-dire en sacrifiant l'avenir du pays ?

Pour l'heure, d'après un sondage publié dans le journal Ouest-France aujourd'hui, 69 % des français soutiennent la mobilisation pour la défense de l'éducation et la manifestation de ce dimanche.

Les députés nous entendront-ils ?
 
(Trois autres photographies sont disponibles dans l'album «19 octobre à Paris».)
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Lundi 16 juin 2008
Le bac a commencé aujourd'hui avec les épreuves de philosophie.

Les professeurs et la CPE du lycée étaient là pour assurer le bon déroulement des épreuves. Ils en ont profité pour rappeler qu'ils constituent désormais une «espèce en voie de disparition».


Bientôt, à force de supprimer des postes dans l'éducation nationale, faudra-t-il faire surveiller le bac par un simple t-shirt ?


À moins que les élèves eux aussi ne constituent finalement une «espèce en voie de disparition».


Après tout, la meilleure façon de faire des économies, c'est encore de supprimer tous les lycées et le baccalauréat par la même occasion. Des entreprises de coaching privées feront l'affaire, et tant pis pour ceux qui ne pourront pas payer.


Et hop tout ça, à la poubelle !

D'autres photographies sont disponibles dans l'album "le bac".
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Dimanche 18 mai 2008
20 000 manifestants selon la police, 45 000 selon les syndicats.

Départ devant l'opéra, avec 227 cartables en cartons : autant qu'il y aura de professeurs en moins dans les lycées de Seine-et-Marne à la rentrée prochaine.


Place de la République, tous ces cartables ont été déposés sur la chaussée.


Sur la banderole du jour on pouvait lire : «Rentrée 2008. Grandre braderie dans le 77. Destockage. 227 cartables.»

Quelques instants plus tard, les cartables étaient écrasés.


Ainsi disparaissent les professeurs de l'enseignement public.

De nombreuses autres photographies sont disponibles dans l'album du jour.

Prochain rendez-vous : manifestation à Paris, samedi 24 mai, à 14h30 à Luxembourg.
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